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Mots du jour : pluies de spaghetti

… Et tout comme vous avez attendu la suite de ma note précédente, j’ai attendu un signe de vie en provenance d’Italie. Chaque jour qui passait voyait le mal s’étendre peu à peu sur mon plafond, sur mon carrelage et (sacrilège !!) sur ma sainte moquette, vestige malgré elle de mes soirées pizza-jeux-vidéo-dvd. Plus je vidais les seaux souillés d’une eau malpropre, plus l’envie de bannir « super mario », « rocco siffredi » et « ravioli » de mon vocabulaire me titillait les nerfs. Mais qu’est ce qu’ils foutent ces italiens ?? Ok, ils sont dirigés par un vieux guignol qui a continuellement le feu au slip, mais pourquoi après plus de 2 semaines, je n’ai aucune réponse de leur part ??

 Le jour béni m’arriva par le biais d’un papier collé sur ma porte me rapportant qu’une certaine Daniela, amie de la propriétaire de l’appartement coupable, repasserait me voir le lendemain à 19h. Le jour venu, j’attendais fébrilement la demoiselle, les chicots carsherisés et le sent-bon aspergé à la lance à incendie sur mon torse velu… Et madre de dios (je sais que c’est pas de l’italien, c’est du grec… ) quelle femme !! De grands yeux sombres, de longs cheveux bruns, un sourire plein de dents et un goût vestimentaire pas dégueu qui tendait vers le bohémien avec la petite touche bling-bling représentée par de grandes lunettes noires à la Chips reposant sur l’avant de son crâne. J’étais love. Love de son français parsemé de Peperroni et de quelques fautes de langage (sa façon de dire régulièrement « tout vite » à la place de « très vite » me laissait croire qu’elle avait dû fréquenter des français qui faisaient volontairement cette faute de français et qu’elle avait dû prendre cette expression comme une sainte référence grammaticale) et je ne manquai pas de lui montrer mon appart’, l’occasion étant trop belle d’y faire entrer une fille enfin consentante. Et puis pour une fois que je pouvais mettre l’odeur de vieux cassoulet moisi sur le compte du dégât des eaux et non de mon tas de slips sales, je n’allais pas me priver. Elle fut assez horrifiée de constater l’étendu des dégâts subit par mon plafond mais sa réaction fut nettement plus démonstrative lorsqu’elle découvrit l’état du plafond de l’appart de son amie : Elle fut à 2 doigts de se blottir d’horreur dans mes bras puissants lorsqu’elle vit le plafond de la cuisine partiellement effondré. Notre idylle aurait pu démarrer sur les chapeaux de roue si elle ne s’était pas retenue au dernier moment de se coller à mon torse puissant. Mais sa nature a parlé avant que la raison reprenne le dessus. Je suis sûre qu’elle était complètement magnétisé par mon charme animal, quelle coquine…  Une fois la cause décelée par un expert-plombier, nous nous quittâmes elle et moi avec la promesse que la vraie propriétaire de l’appartement du dessus m’appellerait afin de régler les détails administratifs avec moi. La belle s’en est éloignée de ma vie et le soir même, la proprio me contacta complètement paniquée : « Ma qué, vous z’auriez dou appeler les pompiers et pas attendre de mes nouvellas mama mia !!! Jé souis vraiment désolada por tout ces problèmas  sourtout qué c’est dangeroso si vous laissez l’électricité alloumée chez vous, ça pourrait prendre feu o sole mio. Promettez –moi de couper lé comptor lé matin avant dé partir sinon aïe aïe aïe caramba » (retranscription uber-fidèle de la conversation, promis-juré ). Elle m’a tenu la jambe pendant plusieurs minutes sur ce problème de sécurité alors que, normalement, quand la flotte vient à rentrer en contact avec des fils électriques, les plombs sautent (expérience concluante avec mon ancienne table de cuisson trouée qui faisait sauter mon compteur lorsqu’une casserole débordait abondamment). Bref, je lui ai promis les doigts croisés que je ferai bien attention. Donc, à l’heure qu’il est, mon appart est un taudis avec 1) toutes la peinture à refaire 2) de nouvelles fenêtres hermétiques au froid et au courants d’air à poser  3) une salle de bain moche (merci gros Dédé ). Je sens que cette année 2010 va me coûter 3 ou 4 reins.

Donc bonne année 2010 à vous chers lecteurs encore fidèles ou nouvellement arrivés, j’espère que cette année sera plus riche en notes sur ce blog car l’année 2009 était quelque peu déserte malgré le fait que j’ai changé de lieu de travail depuis ma précédente intervention. Et oui, je ne bosse plus sous la croupe de Miss-pète-sec, j’ai changé carrément de client, mais ceci est une autre histoire.

Sur ce, je vais aller brûler de l’encens dans une cuve de pétrole, a+

12.1.10 21:15, Commenter

Mots du jour: retour de pluie

Souvenez vous du 15/01/2006 ... Non, pas de votre 15/01/2006, mais du mien, celui qui a de l’intérêt... Ce jour là, une pluie éparse venue directement de mon voisin du 3ème étage venait bénir le carrelage de ma salle de bain et j’avais dû prendre sur moi-même pour aller affronter toute une mafia de yougoslaves enragés pour que cesse l’arrosage. L’incident fut clos en 2 jours environ, l’un d’eux étant le roi de la truelle et du mortier et je vivais depuis un amour immodéré avec la faïence de ma salle de bain.

Evidemment, cela ne pouvait durer. Il y a 2 semaines, alors que je rentrais d’une journée de « travail » et que j’anticipais avec délice  une grosse soirée geek à rester larvé devant mon PC (c'est dingue comme ma vie ressemble à cette soirée d’ailleurs), je tombais nez à nez avec une flaque provenant de la salle de bain et s’étendant carrément jusque dans le couloir. Le plafond était en train de suer de toute sa crasse à même mon carrelage et venait même s’étaler jusque sur les murs. Horreur, malheur, puanteur. Ni une ni deux, je serpillièrais tout ça tout en me faisant une liste des divers armes blanches et explosifs dont j’allais devoir m’affubler pour me confronter de nouveau à l’hostile voisinage. J’allais donc frapper au 3ème étage, la rage au coeur, le hachoir entre les dents. Rien. Pas un bruit derrière la porte. Soit ils se planquent pour éviter les services de l’émigration, soit y’a personne. Quoiqu’il en fut, je laissais un petit mot d’amour leur sommant de venir frapper à ma porte dés leur retour. Au cas où, je passais voir les voisins du 4ème étage car si ça se trouvait, ils étaient les vrais coupables de cette histoire. Un jeune couple m’ouvrait leur porte et le mari à la chevelure prématurément poivre et sel commençait à tatonner sous sa douche et son évier pour y déceler des traces d’humidité en quête de liberté. Sans succès. Le lendemain matin, je retrouvais mon mot sur ma porte où l’un de mes voisins m’avait gentiment signalé que le propriétaire vivait en Italie et qu’il fallait donc contacter le syndic ce que je ne manquais pas de faire rapidement.

Petit aparté
Syndic : N.m. Association de malfaiteurs qui vous piquent votre pognon pour qu’on sorte vos poubelles et passe un coup de balai dans vos escaliers. Synonyme : concierge.

Sauf qu'une concierge, normalement, elle a les clefs des appartements (ou du moins c’est ce que colporte l’imagerie populaire, ça et le fait qu’elles soient toutes portugaises... avec du poil aux pattes... et des maris qui bossent dans le bâtiment...). Le syndic, il n’avait rien. La clef ? Nada. Le numéro de téléphone du proprio du 3ème ? Que dalle. Tout ce qu’il avait, c’était l’adresse postale italienne précieusement archivée vu que c’est par ce biais qu’il extorque les charges exorbitantes d’entretien. Après moult explications de ma situation, il se décida à envoyer une lettre direction le pays de la nouille.

That’s all folks. Suite de mes aventures au prochain épisode.

Ah, avant de partir, puisque l'actualité s'y prête, il serait de bon ton de repasser sur cette note que je qualifierai d'honorifique à propos de celui que je surnommais alors : the king of the poppers . Un grand moment d'émotion...

Sur ce, je vais aller fourbir mon hachoir pour ma prochaine note, a+

26.6.09 15:10, Commenter

Mots du jour: Quintuanniversaire

Et de 5 !!! Voilà 5 ans que mon blog existe... et 9 mois que je n'y ai rien écrit par manque de motivation et abus de feignasserie. Je m’étonne d’ailleurs de me souvenir encore de mon mot de passe 20six. Pourtant, à bien y réfléchir, j'aurai de quoi écrire : de nouveaux collègues sur qui cracher, des repas avec ma mère et son futur-ex, ma série des "trucs qui méritent la mort", des vieux souvenirs et autres platitudes philosophiques digne de la grille des programmes de TF1. Je pense même faire des retours en arrière sur de vieilles notes genre "et avec du recul, est ce que Surboss était-il vraiment un connard ?"… Avec un bon débat d’idées, de recoupements savants, d’équations introspectives on en viendrait indiscutablement à ce que la réponse soit un bon gros « OUI » . On retente dans 5 ans ? Bref, une telle mise en abîme serait une source inépuisable d'inspiration bon marché ce qui séduit fort beaucoup bien ma paresse caractèrisée... Enfin, pour LA fan qui lit encore mon blog (qui se reconnaîtra si elle repasse un jour dans ce désert des mots), je vais donner de mes nouvelles du boulot (vu que ma vie perso est loin d’être aussi romantique).

 

Je bosse toujours au même endroit depuis près de 3 ans, toujours sous les ordres dictés en hurlant (et en allemand pour que ça passe mieux) de Miss-Pète-Sec, toujours plus douce et généreuse en coups de cravache. L'équipe qui subit mes ronflements s'est agrandie ces derniers temps, il faut dire que la direction s'est arrangée pour tous nous parquer dans le même grand bureau histoire que Miss-Pète-sec puisse mieux superviser l'évolution du travail du haut de son mirador. Quant à sa supèrieure hiérarchique que je décrivais comme ayant de très GROS potentiels, elle a trouvé le moyen de les rendre encore plus VOLUMINEUX en tombant enceinte de son 3ème gosse. C'est bien simple, à chaque fois qu'elle me parle je dois déterrer des trésors de volonté pour que mon regard n'aille pas se perdre dans le maelstrom de son décolleté. Oui... En plus d'avoir des GROS potentiels qui reprèsentent désormais plus de 50% de la surface de son corps, il faut qu'elle achalande tout ça comme un étal de boucherie. Mais Dieu qu'c'est bon la viande... D'autres personnes de l'équipe mériteraient des descriptions plus approfondies (y'a une jeunette de 25 ans environ arrivée récemment dans l'équipe, elle m'affole les sens) mais ce sera pour une autre fois car cette note n'a pour but que de me remettre en selle et me démontrer que je peux encore sortir mon lot de conneries après 9 mois d'abstinence. Alors joyeux bloganniversaire mon blog.

 

Sur ce, je vais me donner quelques coups d'orties sur mon fessier blanc pour me bouger pour ma prochaine note, a+

5 Commentaires 2.6.09 15:33, Commenter

Mot du jour : Accusé n°6

Puisque je suis bien parti, je vais continuer ma top-7-list des trucs qui méritent la mort la plus violente qui soit entamée lors de ma précédente note (lisez là, faites péter mes stats, ça me rend heureux). Certains d’entre vous ont sûrement été choqué par les propos concernant la mise à mort pure et simple des sous-titrage de photos d’animaux, alors cette fois, je ferais un bon gros procès à charge comme les aimait papa Staline…

Accusé 6 : Les accroches débiles de film


« Oui, messieurs les jurés, les accroches débiles de film est l’une des plus grandes calamités de l’industrie cinématographique contemporaine. Elles fleurissent comme du chiendent sur les affiches publicitaires de films peuplant nos couloirs de métro, nos rues, nos vies tout ça pour tenter de donner à des nanars insipides l’éclat d’une œuvre hors du commun. A l’instar de la peste, elles peuvent apparaître sous diverses formes pour polluer nos rétines innocentes et surtout nous amener à commettre l’irréparable : payer 10€ pour voir de la merde.

Et bien… durant ma courte vie d’avocat de l’extrême, je peux vous dire que j’en ai vu de l’accroche de film, souvenez vous messieurs les jurés… Souvenez vous de ces films d’animation en 3D où les jeux de mots les plus pourris en rapport avec la nature animal du héros venait se taper l’incruste en blanc, en Times New Roman, Gras, Taille de police 260 sur les affiches parisiennes. Le héros est une abeille ? hop, une accroche « De quoi je me miel ?? » (abeille = miel… Whaou, ça doit faire voler les chaises de bureau le brain-storming dans les agences de pub). Le héros est un éléphant ? Pouf, une accroche « Pour être sûr de ne pas se tromper » (éléphant = trompe… ohohoh le comique de boulevard n’est pas mort). Le héros est un pingouin ? catapoum pan ! une accroche « Enfin un film pour les manchots ». Un rapport entre l’accroche et la trame du film ? Diable non ! On sait bien dans les services comm’ des boîtes hollywoodiennes qu’on s’adresse à des demeurés adorateurs « des grosses têtes » voire pire à des gosses. Alors pas la peine de se creuser la tête voire d’avoir l’intelligente initiative de ne RIEN mettre de plus sur l’affiche que le titre du film et une image représentative qui se suffiraient à eux-mêmes. Enfin bon, y’a pire, plus pervers… Comme par exemple les accroches où l’on met en avant le fait que le producteur de la bouse est le même qui a produit un film à succès que la plupart des chalands connaissent. Évidemment, l’affiche occulte le fait qu’il a été aussi le producteur de nombreux gros navets tout pourris de la pellicule avec des animaux savants à la « mon copain Schprotzy » ou pire encore qu’il est responsable de la campagne de pub Actimel. En fait, ces gros malins jouent sur l’ignorance populaire des rouages du cinéma. Ils pensent que Mr Dupont ne va pas faire la différence entre « réalisateur » et « producteur » . En aucun cas un producteur n’influent sur le fond du film, sur la façon de filmer, bref, sur l’âme du film… Il est juste là pour lâcher les pépètes et pour donner quelques avis épars sur la production du film, alors Messieurs les ronds-de-cuir, cessez de vouloir embrouiller nos têtes bien vides avec vos tours de passe-passe… Et que dire de vos allégations comme quoi le dernier Jean-Claude Vandamme serait « le film d’action le plus attendu de l’année » (j’invente rien) alors que depuis 15 ans tous ses films sortent dans une totale indifférence ? Et que dire de ces navets mettant en scène d’inoffensifs bestioles devenus soudainement anthropophages parce qu’ils ont été exposés un vendredi 13, soir de pleine lune, à des radiations nucléaires dans une maison hantée construite sur un ancien cimetière indien et dont l’accroche de film certifie « Vous ne verrez plus jamais les [bestioles incriminées] de la même façon » ? Ces films tournés avec le budget « culture » de TF1 ne terrifient que par la médiocrité des effets spéciaux, des acteurs, de la mise en scène et d’un scénar retranscriptible sur une feuille de PQ. Et ils voudraient que ce genre d’accroche nous pousse à la curiosité… Tsssss, pathétique… Alors pour tout cela Messieurs les jurés, je vous invite du plus profond de mes honoraires à condamner à MORT les accroches débiles de films non seulement pour débarrasser nos affiches de cette polluante calamité mais aussi pour soulager vos consciences alourdies par la culpabilité d’être aller voir quelques uns de ces films à l’amorce douteuse. Ce sera tout Mr le Juge ».

Juge : « La parole est à la défense »

« Ah non, c’est un procès Stalinien je vous rappelle, pas de défense... »

Juge : « Ah oui, c’est vrai... De toutes façons ce cas est indéfendable, allez paf, verdict : Coupable !! Sanction : Les accroches débiles de film sont condamnées à mort par apposition sur des affiches de films d’auteurs indépendants roumains ».

 

Petit jeu bonus !!! Ci dessous 2 exemples d'affiche de film tout pourri, devinez en moins d'une heure laquelle est complètement bidonnée par mes soins... Trop dur ta life.


 

Sur ce, je vous promets qu’après avoir lu ma prochaine note, vous ne verrez plus jamais les blogs de la même façon, a+

8.10.08 19:46, Commenter

Mot du jour : Faciliste

Etant quelque peu en panne d’inspiration en ce moment, je suis tombé dans la facilité et je vous ai dressé ce que j’appelle une top-7-list (prononcez « taupe séveunne liste » ), c'est-à-dire une liste de ma composition où 7 éléments se disputent la première place du classement. Clair non ? « Pourquoi 7 » ? J’en sais foutre rien… A chaque fois qu’un blogueur dresse ce genre de liste, il y a toujours 7 éléments dedans. Si j’ai du temps à perdre un jour, je tâcherai de rédiger une « top-7-list des raisons pour laquelle on ne met que 7 éléments dans une liste ». Quoiqu’il en soit, pour ma première top-7-list, je vous ai concocté un sujet qui me tient particulièrement à cœur car le sujet murissait dans un coin de ma tête depuis quelques temps, c’est la TOP-7-LIST DES TRUCS QUI MÉRITENT LA MORT, c'est-à-dire le classement de ces petits riens de la vie qui m’agacent foncièrement et que je souhaiterai voir disparaître de nos vies (oui, de « nos vies » car je pense que leur totale éradication serait un bien fou pour l’humanité ).

 

ACCUSÉ NUMERO 7 : Les sous-titrages de photos d’animaux.



« Oui, messieurs les jurés, les sous-titrages de photos d’animaux méritent de mourir car c’est l’une des plus grandes calamités de ces 10 dernières années. Ca et les pubs ACTIMEL… Oui, je vous vois circonspects  devant la définition exacte de « sous-titrage de photos d’animaux », vous vous demandez pourquoi l’ire du peuple s’abat sur quelque chose d’aussi désuet. Et bien c’est parce que je ne parle pas de n’importe quels sous-titres… Je parle des sous-titres que des blogueurs peu scrupuleux apposent sous les photos de leurs animaux de compagnie, au sein de leur blogs par exemple. Toutes ces annotations ne sont pas en cause cela dit, il faut savoir raison gardée. « Kiki qui fait popo dans sa caisse », « Chipoune jouant à la baballe » et « Morssif prenant la nurserie pour un garde-manger » ne sont pas en cause. C’est plutôt les sous-titres où l’auteur fait parler la bestiole présente sur la photo qui m’horripile, surtout qu’ils leur font dire des niaiseries roses et gluantes comme un vieux fonds de machine à barbapapa du style « Je suis de sortie avec ma gentille maîtresse, je suis trop content », « Ma niche est super confortable youpi », « j’adore mordiller mon nonoss’ laul »… Raaaaah !!!! Les animaux ne parlent pas !!! Réveillez-vous crénom d’un p’tit bonhomme en mousse !!! Et s’ils devaient se mettre à parler un jour, ce ne serait pas pour dire de telles fadaises mais plutôt pour dénoncer leur sales conditions d’esclaves à 4 pattes : « Touche moi pas vicieux !! », « arrête de me donner toujours la même merde froide à manger » ou bien « Attends toi à avoir des nouvelles de mon avocat : j’y tenais à cette partie de mon anatomie !!! ». Alors, ne vous laissez pas manipuler par le côté purement léger de l’accusé. Pensez à vos enfants… Pensez à ce qu’il peuvent voir de traumatisant sur les blogs… Pensez à la cause animale… Il FAUT condamner l’accusé à la peine capitale… Ce sera tout monsieur le juge ».
 

« La plaidoirie est à la défense maintenant »
 

« Messieurs les jurés, il n’est plus l’heure de tirer à boulets rouges sur mon client. Oui, il horripile par sa mièvrerie. Oui, il agace par sa guimauve dégoulinante… mais je ne vois là qu’innocentes légendes de photos et non une déformation Disneyienne de la condition animale comme veut bien le crier l’accusation. Je pense que dans un pays où toutes la jeunesse a été maternée devant les plus pathétiques doublages de Vidéo-Gag, émission où il est de coutume de prêter sa voix à des chats, des chiens voire des nouveaux-nés, et bien je pense qu’il n’y a plus de traumatisme à craindre de quelques sous-titres sans importance finalement… Et c’est pour cela, messieurs les jurés, que je demande la pleine relaxe de mon client… »

« La cour rend son verdict : L’accusé sous-titrages de photos d’animaux est condamné à mort par sous-titrage massif de photos issues d’une morgue du Minnesota. Que la sanction soit inscrite et appliquée ».

Sur ce, je vais préparer ma ratatouille au fond de la cuvette des chiottes, a+


4 Commentaires 29.8.08 20:29, Commenter

Mots du jour : Frustra-boy IV

Toujours aussi peu motivé à vous pondre une note de façon régulière, je me martifouette pour terminer la description de mon ancien collègue Paul entamée il y a de cela 7 mois (et oui, déjà... )

Quelques exemples de Pauleries en vrac :

-    Un matin, je croise Paul à la sortie du RER. Il entame la conversation avec moi qui dérive très vite sur sa principale obsession : baiser. Il en vient à me demander si, par hasard, je ne connaîtrais pas une fille « chaude » à lui présenter, comprendre « une fille facile qui aurait envie de se taper tout et n’importe quoi pourvu que ça ai approximativement forme humaine ». Le plus gentiment du monde je lui répondis que je ne connaissais pas de fille assez désespérée pour pouvoir coucher avec lui et que si je connaissais une telle perle, et bien je me la garderais pour moi. Il dilua cette subtile invective par un des rires bien gras dont il a le secret et je m’empressais d’aller raconter ça à mes collègues de bureau.

-    Toujours lors d’une de nos entrevues caféinés, il me racontait son désespoir de ne trouver aucune fifille qui l’aime, qu’il avait même fait des randonnées organisées dans ce seul but mais que vu sa corpulence, il était au ¾ mort après 1 heure de marche. Il s’étonnait de ne pas trouver de copine « alors que pourtant il y en a partout des filles faciles, des filles qui aiment le cul, qui aiment se faire sodomiser… Alors pourquoi j’en rencontre jamais ??? ». Ce sont SES termes que je vous retranscrits tels quels et il me les a déversé comme ça, brut de décoffrage, comme si j’étais un vieux pote de débauche qu’il connaissait depuis 10 ans alors que j’avais dû lui parler 1 heure en tout depuis que je le connaissais. Et moi, je rentrais dans ce jeu de confidences histoire de récolter encore plus d’infos à ajouter à son dossier. Oui, je fais ça pour la science, histoire de quantifier sa frustration sexuelle et faire progresser la psychiatrie d’un grand pas. Et je vous parle même pas de son projet de rentrer dans une boîte échangiste malgré qu’ « il y ait beaucoup de femmes mûres »… « Paul… Il faudrait déjà que tu aies quelqu’un à échanger… et que le videur te laisse entrer… C’est pas gagné… ». Rires gras. Se rend-il seulement compte que je me fous SÉRIEUSEMENT de sa gueule ??

-    Mon nouveau statut de « confident de Paul » aidant, tout mon étage étaient au courant de ses frasques et bien attisés par mes récits, certains étaient tentés de franchir le pas de la rencontre avec ce nouveau phénomène de mode et c’est dans cette optique que j’emmenais donc mon collègue Frédéric en pause-café avec Paul histoire qu’il puisse constater l’étendue des dégâts d’une vie passée à mater les films X de canal+ en codé à l’aide d’une passoire (amis en manque : ne faites pas ça, c’est une légende urbaine… Essayez plutôt avec un filtre à café, c’est plus efficace… ). Alors que Frédéric s’attendait à être inondé d’un flot continu de salacités propre à satisfaire son appétit d’inédit, il fut confronté à une espèce de Paul-light, un garçon tout à fait fréquentable parlant de choses très ordinaires, orbitalement situées loin de la ceinture. De retour de l’entrevue, Frédéric m’exprimait sa déception de ne pas avoir assisté au grand déballage et je lui promis qu’on repartirait en safari dés le lendemain. Ce que nous fîmes. Mais alors que nous nous dirigions vers la machine à café et que Frédéric était absorbé à bisouter quelques joues en signe de sociabilisation, Paul me pris à part et me dit à voix basse ces mots empreints de reproche qui me sont restés gravés dans la mémoire : « Pourquoi tu as emmené Frédéric ??? J’l’aime pas !! Quand il est là, on peut pas parler normalement… ». J’étais sur le cul. Sur le cul de voir qu’il me voulait rien que pour lui, que je n’avais pas le droit d’amener quelqu’un d’autre. Sur le cul de voir qu’il avait eu le temps de détester quelqu’un en 10 minutes de parlotte innocente. Enfin, j’étais sur le cul et surtout hilare de voir que parler sans arrêt « cul », « baise », « poil », « club échangiste », « boîte à partouze », « kiki tout dur » et  « sodomie » était pour lui une « CONVERSATION NORMALE » !!! Évidemment, je ne me suis pas privé d’aller divulguer ça à tout le monde et en particulier à Frédéric qui était bien jaloux de ne pas être le meilleur ami du plus gros lourdingue taré et lubrique de cette moitié du globe. En fait, toutes analyses faites, l’introduction du composant  Frédéric (qu’on appellera A) inhibait totalement le module rachido-pervers de Paul (qu’on appellera B) et il ne se sentait plus de joie d’exprimer ses obsessions (qu’on appellera Q) à autrui. Dieu que j’ai fait progresser la science. Nobel me voilà.

Voilà à peu près ce que je peux vous rapporter de lui. Cela fait 7 mois qu’il est parti de nos vies, que sa place vacante de bureau a été meublé par quelque chose de plus utile et plus expressif : Une petite figurine Kinder de SHREK. Je n’étais pas là au moment de son départ afin d’éviter de sa part toutes demandes de mail ou de téléphone perso que j’aurais dû lui refuser avec comme excuse « Bwahahahahah !!! ». Pour cela, je lui avais fait croire que je serai présent dans la boîte au moment de son départ, après mes vacances de Noël, ce qui était totalement pipo. Aux dernières nouvelles, il s’est envolé travailler dans une banque… A vrai dire dans LA banque et sur LE site sur lequel je « bossais » il y a 4 ans, la fameuse banque qui a fait ma légende et celle de mon blog, celle avec ma charmante boss, mon répugnant et cafardomorphe «sur-boss », collègue-d’en-face, Est-ce-que-tu-baises, Pablo Escobar et toute la clique qui m’a supporté durant 16 mois. Aaaah, je donnerai ma collection d’ongles de pied pour que Paul bosse avec eux. Si ça se trouve, c’est le cas… Mwahahahah !!!

Bon, maintenant que j’ai tari mon sujet favori du moment, va falloir que je trouve autre chose à dire dans mes prochaines notes. Argh. Je sens que ça va se finir en « top 7 list » tout ça. Solution de facilité pour les bloggueurs peu inspirés.

Sur ce, je vais mettre en vente ma collec’ d’ongles de pied sur Ebay, a+

23.7.08 19:43, Commenter

Mot du jour : quatuanniversaire

2 Juin 2004 – 2 juin 2008 : Voilà 4 années que je dévoile ma vie à vous, fantomatiques anonymes. 4 années que je vous émiette ces petits bouts de rien qui finissent par ressembler à des récits épiques aux phrases longues comme une journée sans Nesquick. 4 ans, c’est beaucoup finalement quand on pense que la plupart des blogs dépassent rarement le stade des 6 mois (A titre de comparaison, mes conquêtes féminines, elles, dépassent rarement les 6 heures… resto-ciné compris… ).

Quand je retourne en arrière, que je lis mes premières notes, je m’étonne moi-même d’avoir pu raconter autant de conneries en partant de sujets de pas grand-chose finalement : mes pérégrinations au Mac Do, mes consternants collègues, mes frustrations sexuelles, mon passé de jeune rebelle boutonneux et les milles et une anecdotes qui n’auraient même pas mérité d’être racontées sur une feuille de PQ… Je m’envoie des fleurs, mais je trouve que l’exercice d’allonger autant de vide sur près de 300 notes (j’en aurais plus de 300 si 20six connaissait le sens du mot « sauvegarde », terme qui aurait été si utile lors du grand crash du 1 er août 2007 qui vit s’effacer 6 mois de notes sur TOUS les blogs de la plateforme… ), ça relève du pur génie, une acrobatie digne d’un Jackie CHAN du clavier. En fait, je m’extasie sur ma performance passée parce que j’ai l’impression que je n’arrive plus à retrouver le bon goût d’antan, que ce que j’écris dorénavant a un vieux goût de chewing-gum mâché et remâché pendant des semaines. Mais je pense que c’est plutôt subjectif car, pour moi, ce que j’ai écrit il y a 6 mois me semblait tout pourri au moment où je l’ai pondu, alors que quand je le relis maintenant, je trouve ça tout à fait digeste. J’en arrive même à mieux comprendre cette fascination qu’éprouve les jeunes filles en fleurs à la lecture de mes textes. Oui, elles sont fascinées car mes récits leur racontent que malgré le tragique destin tout-tracé de mère de famille qui les attendent, il y a dans ce monde un être qui mène une vie sans importance, faites de petites mesquineries larguées en douce sur le plus vaste des réseaux publics et qu’il ne s’en porte pas si mal que ça. Oui jeune fille en fleur !!! Tu peux rater ta vie et être heureuse !!! Tout comme tonton Perce !!! Alors va jeune fille en fleur, va te trouver un Jules, une maison à retaper dans le Vercors, va nous pondre 2 ou 3 mouflets braillards qui te pomperont ta jeunesse insouciante et tes économies durement gagnées, va refaire les mêmes erreurs que tes parents… Tu le mérites.

Note courte pour une fois, afin de remercier mon lectorat réduit mais fidèle (houhou, où êtes vous ??). Merci de m’envoyer votre amour via commentaires. Merci de m’envoyer vos menaces de mort via la poste. Merci de ne pas uriner sur mon paillasson. En un mot : « MERCI ».

Sur ce, je vais déboucher mes toilettes à la scie sauteuse, c’est fun il paraît, a+

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